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  5. 06/07/2014
Comment Relier les Agriculteurs aux Marchés en Afrique
Monday, July 7, 2014
Sunday, May 11, 2014
Le Directeur de l’Unité de formation et de coordination des atelier +1 (256) 381-6600
training@ifdc.org
US $1,500 (AVANT LE 7 JUIN, 2014) OU US $1,800 (APRÈS LE 7 JUIN, 2014)
http://www.ifdc.org/Training/2014-Training-Programs-(1)/Comment-relier-les-agriculteurs-aux-marches-en-Afr/

Chaque campagne agricole, les membres d’un groupement de producteurs africains sont confrontés au même problème: comment se procurer les intrants dont ils ont besoin (semences améliorées, engrais de qualité et produits phytosanitaires) au bon moment, en quantité suffisante, à une distance raisonnable de leurs champs et à des prix abordables. Ils ont peu souvent les liquidités ou le crédit nécessaire pour acheter les intrants nécessaires. Après la récolte, les producteurs parviennent difficilement à écouler leurs produits. Souvent, ils n’ont pas d’autre choix que de les vendre sur le marché local à un prix modique. Ils ne sont pas organisés et n’ont la capacité ni de négocier de meilleurs prix ni de stocker leur production en attendant que les prix augmentent. Même les options de base permettant d’ajouter de la valeur à leurs produits ne sont pas à leur portée.

Quand il y a une forte hausse du prix des denrées agricoles, on s’attend que cette hausse soit pour les producteurs des pays en voie de développement une incitation à accroître leurs rendements et leurs revenus. Mais la rentabilité des petites exploitations agricoles dépend de l’accès en temps utile aux intrants de qualité à des prix abordables et de la possibilité de vendre leurs produits à des prix rémunérateurs. Un certain niveau d’organisation des petits producteurs est nécessaire pour leur faciliter l’accès aux marchés. Une meilleure connaissance des conditions d’accès aux marchés et des transactions sur des marchés concurrentiels est également requise. Les producteurs doivent avoir un meilleur accès aux informations sur les prix pour qu’ils puissent répondre aux incitations du marché et contribuer ainsi à améliorer la sécurité alimentaire au niveau familial et au niveau national. Enfin, des politiques favorables permettant le développement des liens entre les agriculteurs et les marchés sont aussi nécessaires.

L’exemple ci-dessus rassemble nombre de problèmes relevés dans la plupart des propositions de projets ayant pour objectif de relier les agriculteurs aux marchés par l’approche chaîne de valeurs. Cette approche fait du marché le moteur du développement. Les expériences de l’IFDC en Afrique au cours des trente dernières années, montrent que la demande du marché est un puissant facteur, mais qu’elle ne pourra conduire à une productivité accrue et une meilleure sécurité alimentaire que si elle est combinée avec d’autres composantes de la chaîne de valeurs. L’IFDC et les organisations partenaires ont développé une approche permettant d’organiser les producteurs et de renforcer leur pouvoir de négociation pour les relier efficacement aux marchés d’intrants et de produits agricoles.

L’approche « Systèmes et Entreprises Agricoles Compétitifs » (CASE) proposée par l’IFDC permet le développement de « pôles d’entreprises agricoles » (PEA) dans lesquels les groupes de producteurs font partie intégrante des chaînes de valeurs. Grâce à l’appui de prestataires de ser-vices locaux pour le développement des affaires, des liens sont établis entre les différents acteurs (fournisseurs d’intrants, producteurs agricoles, entreposeurs, transformateurs, institutions de crédit, acheteurs) de la chaîne de valeurs pour relier efficacement les agriculteurs aux marchés. La rentabilité et la durabilité sont des éléments clés de l’approche CASE. Le principe selon lequel « tous les acteurs dans un pôle d’entreprises sont capables de générer des revenus supplémentaires » forme la base de la durabilité en termes tant économiques qu’environnementaux. L’approche CASE est centrée sur les producteurs et les aide à identifier et à accéder à des marchés agricoles plus rentables. Un rôle important est donné aux groupements et aux organisations agricoles, et l’accent est mis sur la gestion de l’information.